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Patrimoine

L’église Saint-Martin d’Accous

L’église du village d’Accous est placée sous le patronage de saint Martin, premier évêque de Tours. Une pierre sculptée sur la façade, près du portail, fait état d’une reconstruction au XIVe siècle et le chœur est attribuable à cette époque. Le reste de l’édifice date quant à lui de l’époque moderne. L’église a en effet été reconstruite au XVIIe siècle (après avoir été incendiée en 1569) et profondément remaniée au XVIIIe siècle (la porte principale est datée de 1724).

Source :
Promenade archéologique en vallée d’Aspe. Pau, Amis des églises anciennes du Béarn, 2007.

La chapelle Saint-Saturnin de Jouers

La chapelle de Jouers est dédiée à saint Saturnin (ou Sernin), premier évêque de Toulouse et martyr. Elle date du XIIe siècle et conserve un beau chevet roman orné de onze modillons sculptés (motifs géométriques, diable, Agneau de Dieu, Abraham…) Incendiée en 1569 au moment des guerres de religion, elle fut en partie reconstruite au début du XVIIe siècle et dotée d’un retable au XVIIIe siècle. Délabrée au moment de la Révolution, elle fut réparée entre 1850 et 1859. Cette chapelle, inscrite depuis 1986 sur la liste des Monuments historiques, a fait l’objet d’une campagne de travaux entre 1990 et 1992. A cette occasion, les vestiges d’une porte médiévale ornée d’un chrisme ont été découverts et un cadran solaire de la 2e moitié XIXe siècle a été restauré.

Sources :
Jean Vignau-Lous, "La chapelle Saint-Saturnin de Joers en Aspe", dans Revue de Pau et du Béarn, n° 22, 1995, p. 79-103. Jean Arrouye, "Sous le regard d’Abraham : le décor sculpté du chevet de la chapelle de Jouers", dans Revue de Pau et du Béarn, n° 27, 2000, p. 269-272.

La chapelle Saint-Christau

La chapelle Saint Christophore se trouve au quartier d’Aület et est plus communément appelée « Saint Christau ». Son origine est inconnue mais on peut supposer, au vu de certains documents, qu’elle existait avant 1569. Elle fut rebâtie au XVIIe siècle. On y venait en pèlerinage car il y avait à proximité trois fontaines célèbres pour leurs vertus curatives et une piscine où les malades faisaient leurs ablutions. L’édifice fut un temps laissé à l’abandon puis, en 1856, la commune fit des réparations et restaura le retable. Chaque année, le 25 juillet, une procession était organisée jusqu’à la chapelle. Cette pratique cessa vers 1940 et, faute d’entretien, le lieu de culte perdit sa toiture durant l’hiver 1967-1968. A nouveau restaurée, la chapelle en état fut inaugurée le 26 juillet 1980 en présence de Mgr Vincent, évêque de Bayonne, et de Mgr Lacaste, ancien évêque d’Oran (Algérie) en retraite à Accous. De nos jours, une messe y est organisée chaque 25 juillet.

Source : Jean Vignau-Lous, "La chapelle Saint-Christophore d’Aulet", dans Revue de Pau et du Béarn, n° 9, 1981, p. 43-59.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste de Lhers

Eloigné du village et donc, de l’église paroissiale, le plateau de Lhers a été doté d’un lieu de culte au XVIIIe siècle par la volonté de Jean Sarthou, commerçant originaire du lieu ayant fait fortune à Madrid. La communauté céda alors le terrain sur lequel fut édifiée une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, complétée d’une sacristie et d’un logement. Achevée après la mort du donateur, elle fut bénie en 1725.

Source :
Promenade archéologique en vallée d’Aspe. Pau, Amis des églises anciennes du Béarn, 2007.

Eaux thermales

Tout près d’Accous, les eaux ferrugineuses de Bulasque étaient réputées au début du XIXe siècle. On pouvait prendre des bains chauds ou des douches à jet dans les quatre baignoires d’un petit établissement thermal qui se trouvait en ce lieu jusqu’au début du XXe siècle. Les eaux de la fontaine des Arcats passaient également pour avoir quelques propriétés thérapeutiques. Enfin, dans la vallée d’Aület, à proximité de la chapelle du XVIIe siècle, les trois fontaines de Saint-Christau avaient des vertus bien déterminées. L’eau de la piscine voûtée d’origine médiévale guérissait les fièvres, la sciatique et l’épilepsie ; celle de la source du milieu apaisait les maux des yeux et la surdité tandis que celle de l’ouest combattait migraines et maladies cutanées.

Source :
Jean Vignau-Lous, "Le thermalisme en vallée d’Aspe", dans Revue de Pau et du Béarn, n° 13, 1986, p. 141-155.

L’obélisque

En 1840 Xavier Navarrot, poète populaire des Pyrénées (1799 - 1862), projette de faire ériger à Accous un monument à la mémoire de Cyprien Despourrin (1698 - 1759). Ce dernier est connu pour avoir écrit et composé des chansons qui se transmettent de génération en génération. Pour mener à bien ce projet, une souscription fut lancée à laquelle répondit, entre autres, Jean-Baptiste Bernadotte, né à Pau et devenu roi de Suède sous le nom de Charles XIV. La première pierre fut posée le 2 août 1840 sur la colline Trésiman et l’inauguration de l’obélisque eut lieu le 15 octobre 1840. Xavier Navarrot prononça à cette occasion un discours en béarnais en présence de Jasmin, un poète de langue languedocienne originaire d’Agen et de Valentin Lespy, linguiste béarnais. En 1882, grâce à M. Laplacette, originaire d’Accous et directeur à Paris des « Magasins Réunis », le monument fut restauré par Jean-Baptiste Hum, artiste marbrier d’Oloron et une 2ème inauguration eut lieu le 3 septembre de cette année là. En 1998, dans la perspective de la commémoration du tricentenaire de la naissance de Cyprien Despourrin, la commune d’Accous et l’association des « Amis de Cyprien Despourrin »créée pour l’occasion, ont redonné à l’édifice une nouvelle jeunesse en lui offrant un grand nettoyage. Il faut noter par ailleurs qu’une obélisque de marbre fut érigée en 1867 à la mémoire de Despourrin près du château de Miramont en Lavedan (65).

Sources :
- A. Hourmilougué, Cyprien Despourrins (1698-1759), poète béarnais. S.l.n.d.
- Cyprien Despourrin (1698-1759), Actes du colloque d’Accous, 13-15 mai 1999 réunis par François Pic. Pau, éd. Marrimpouey, Institut occitan, 2000.

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